lundi 10 août 2015

Crhonique d'humour du 10 août 2015

     Impôt Lambert et Prime de risque        


Je voudrais vous parler des impôts. Ceux qui devraient réparer nos routes, construire nos hôpitaux publics et nous prémunir d'un désastre à la grecque, si seulement la moitié de ceux qui les doivent les acquittaient entièrement et si l'autre moitié ne rêvait pas de s'y soustraire au plus vite (2017) grâce aux libéraux libérateurs.
C'est curieusement foutu les choses, tout de même ! Moi qui ai bossé sans tricher d'un centime, ni d'ailleurs d'une seconde, cela fait six ans que je rêve d'en payer, des impôts. Mais tenir un restaurant pour faire à manger, c'est à dire sans faire de marges crapuleuses qui vous font transformer un morceau de gite allemand en un tournedos d'aubrac et sans faire passer une partie de vos gains par la caisse enregistreuse, vivre honnêtement de sa passion et du bonheur que l'on procure, c'est impossible.
Donc, tandis que six millions de français luttent encore pour ne pas trouver d'emplois pourris et qu'une bonne partie d'entre-eux ne peut vivre du RSA, nous avons entre quinze et vingt millions de nos compatriotes qui râlent de ne pouvoir changer leur « das auto » tous les ans ; dans l'impossibilité même de partir en vacances au printemps, alors qu'ils doivent se contenter des télésièges en hiver et des cocotiers en été ; qui sait même si, à force de matraquage, ils ne devront pas limiter leur contingent de Dior, Breitling, BMW, Vuitton et Versace. Sans compter d'éventuelles restrictions sur les champagne et petits fours. Vous savez, un peu comme si ces millions de français avait deux trous du cul ! L'un pour emmerder l'autre. Mais sans doute les ont ils ! En tout cas, ils y ressemblent...
Non seulement les riches – j'entends par riches ceux qui palpent leur 3, 4, 5 000 euros par tête de pipe, sans avoir à descendre à la mine et qui ne prennent jamais une goutte d'eau sur la clusque si ce n'est pour rejoindre leur audi -et ses quatre zéros-, non seulement ils ne veulent pas payer d'impôts, mais il ne détestent nullement l'idée de taxer les manants d'une bonne vieille petite dîme, d'une légère gabelle.
Tous ces types, chez les républicains d'abord qui vomissent le fisc et trichent avec l'humanité sans même s'en rendre compte, tant leur cerveau est vérolé, me font honte et je les renierais dans leur globalité, si certains d'entre-eux ne m'étaient pas tellement proches.
C'est pour cela que les "miens", Mélenchon et quelques Verts -toujours dans cette position erratique qui n'a rien à voir avec celle du missionnaire-, me font profondément chier. Car ils ont beau aboyer contre ces moyenne et haute bourgeoisies qui empoisonnent notre société, ces prédateurs et ces gagne-petits avides mais intellectuellement arides, ils ne sont ni en état, ni en perspective de les empêcher de se reproduire et de détruire toutes les valeurs de NOTRE république.
Alors, certes la "gauche" de Hollande et Fabius a tendance à rajouter une fine couche de caviar sur sa tartine de beurre, certes elle nous en badigeonne parfois l'orifice -de beurre-, mais elle est là et nous protège encore de tous ces obsédés du pognon-roi, ces poujadistes décomplexés, qui ne vivent et ne se pignolent que pour leurs sacro-saintes bourses. De toutes ces obscénités par trop banalisées.
 
Parfois nos impôts ont une curieuse destination tout de même. Je pense à ce
pauvre Vincent Lambert, qui végète depuis 2008, alimenté par l'amour excessif d'une mère qui attend le réveil du mort-vivant comme elle croit dur comme fer au retour de Jésus, à l'utilité des croisades, aux bienfaits de l'Inquisition et à l'écartèlement de tous ceux qui avortent et forniquent. De ce côté-là, il est vrai... son Vincent est exemplaire. Parfois j'aimerais croire qu'elle ne milite pour le supplice silencieux de son gamin que dans le seul but d'obtenir une demi-part d'abattement fiscal ! En attendant, l'hospitalisation du comateux dépassé, c'est quand même pour notre pomme !
Je pense encore à la gonzesse, là, partie au Yémen, non pour faire le Djihad mais du pognon. Toute seule comme une grande en ondulant tranquillement des reins au milieu des fanatiques s'arrachant les yeux en découvrant la bombe blonde bretonne. La France et la plupart des européens n'avaient même plus de représentation diplomatique à Sanaa. Mais elle, pardi, était au dessus de tout ça : elle était dans la banque ... Soi-disant humanitaire !!!! Du coup, c'est nous qui avons banqué pour libérer la pauvre petite victime.
Si elle s'ennuie, le prochain coup, elle pourra toujours aller vendre des bikinis en Syrie. Si c'est pour faire du fric -et pas de la solidarité- il est probable que pour une fois, les bons français accepteront une petite hausse de leur ISF pour payer sa prochaine rançon !
Jaco





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